Le nom de Basilius apparaît pour la première fois en 1066, la bougade dépendant alors de l’abbaye de Saint-Wandrille. Après plusieurs modifications dans les formes du nom, Basly est cité avec son orthographe actuelle dans les écrits de 1558. L’histoire du village a été marquée par la venue de Suisses évangélistes et calvinistes. La présence du protestantisme est à l’origine de la construction d’un temple en 1685, qui est détruit peu de temps après la révocation de l’édit de Nantes. La coexistence des deux religions entraîne la division de la population tout au long des siècles. Un ancien cimetière protestant abritant quelques tombes est situé sur un terrain patrimoine communal. La configuration du village rural, accueillant des exploitations agricoles importantes, a changé depuis les années 1970.

Eglise Saint-Georges

L’église date du XIIème siècle. Fief protestant pendant des siècles, Basly a connu de nombreux conflits avec l’église catholique. Le porche typiquement roman date du XIIème siècle et l’édifice abrite un Christ en bois du XIIIème siècle, dominant le chœur. Le clocher a été l’un des seuls bâtiments touchés lors des bombardements du 6 juin 1944. Détruit, il a été reconstruit et raccourci de deux mètres sur la hauteur.

Mairie

Installée dans l’ancien presbytère et son jardin.

Ferme – manoir

Date du XVIème ou XVIIème siècle. A l’origine, ce bâtiment est probablement l’ancienne ferme attenante au « château » de Basly, brûlé pendant la Révolution. Au début du XIX siècle, au moment de la reconstruction du château, la ferme est encerclée par des communs. La ferme-manoir, sans doute l’une des plus anciennes bâtisses de Basly. Le logis de la ferme pourrait être l’aile de l’ancien château.

Demeure

Cet édifice a été élevé au XVIIème siècle comme en témoignent les vestiges d’un buste de femme sculpté sur la façade principale ainsi que les cheminées intérieures qui sont de l’époque Louis XIV. La demeure aurait appartenu à un magistrat et transformée en ferme au début du XXème siècle.

« Château » de Basly

Il s’agit d’une demeure bourgeoise de style Directoire qui a été édifiée dans le parc situé à côté de la ferme-manoir.

Moto-cross

Un terrain aménagé par le moto-club de Basly fait connaître la commune de loin dans le milieu du sport motocycliste.

Activités économiques et touristiques

A mi-chemin entre la mer et la grande ville, et à proximité du lieu de promenade que constitue la vallée de la Mue : la population a dépassé 1100 habitants car des lotissements et des infrastructures ont été développés. La commune abrite encore deux fermes en activité, un boulanger-pâtissier, des artisans couvreurs électriciens, des peintres ainsi que de nombreux gîtes et chambres d’hôtes.

Bud HANNAM

Le 6 juin 1944, Bud HANNAM, infirmier canadien du Régiment de la Chaudière, alors âgé de 19 ans, va soigner militaire et civils dans l’école de Basly, transformée en hôpital militaire. Il y restera durant tout l’été. L’ancienne école de Basly, devenue bibliothèque, porte d’ailleurs son nom depuis 2010.

Débarquement 6 JUIN 1944

Secteur JUNO BEACH
Le secteur canadien s’étend sur 7 km, de Saint-Aubin sur Mer à Graye sur Mer
C’est le wing commander Michael Dawnay qui proposa de donner un diminutif du nom de sa femme Julian Mary Dawnay : JUNO

Les premiers soldats canadiens du Régiment de la Chaudière arrivent au village de Basly le 6 juin en début d’après-midi. La plupart des soldats Allemands s’enfuient mais, pour libérer Basly, les Canadiens doivent faire face à des tireurs isolés dissimulés à l’arrière des bâtiments. Après quelques combats, Basly est libérée dans l’après-midi. Les Canadiens font 15 prisonniers allemands. On peut encore voir, au numéro 14 route de Courseulles, la trace du passage d’un char qui a abîmé le mur en manœuvrant.

Dans la soirée, le quartier général de la 8éme Brigade s’installe dans un champ un peu au sud du village, tandis que le reste des troupes continue vers la Mare d’Anguerny ou ils passeront la nuit.

Tôt le matin du 7 juin, des Allemands qui battent en retraite en provenance de Tailleville, sont cueillis par les Canadiens à Basly. Ils sont ressemblés dans l’église avec les prisonniers capturés la veille. Après sa libération, le village reste dans un climat de méfiance.les libérateurs suspectent des Allemands d’être encore dans le village, déguisés. Ainsi, tous les civils de 16 à 40 ans seront rassemblés et conduits dans l’église de Bernières sur Mer, puis à Reviers et dans les écoles de Courseulles, jusqu’à ce que Basly soit parfaitement sécurisée. De leur côté, les habitants sont peu rassurés, ils craignent des représailles en cas de retour des Allemands. Cette tension ne gâche pourtant pas le plaisir des enfants qui se font offrir des bonbons et des chocolats par les Canadiens.

Quelques jours après sa libération, tout semble calme à Basly, lorsque soudain, dans le quartier de l’église, une mitrailleuse allemande ouvre le feu sur une jeep canadienne. Rapidement à l’abri avec ses deux compagnons, le sergent Bolton saisit une mitrailleuse et tire en direction du clocher ; pendant ce temps, les échanges de tirs sont entendus à l’Etat-major et le lieutenant-colonel Clarke ordonne à un char de prendre position dans le virage près de la boulangerie. Après 3 ou 4 tirs, le clocher s’écroule. On découvrira les corps de cinq soldats allemands dans les décombres.

L’Hôpital de Basly
Dès le 6 juin, l’école de Basly est transformée en hôpital de campagne par le corps médical de l’armée canadienne. Le soldat infirmier Bud Hannam, de la 13ème unité ambulancière, arrive dans la soirée du Débarquement. Il y restera pendant 52 jours. La seule victime civile de Basly mourra dans ses bras : l’après-midi du 6 juin vers 17h, une jeune fille, âgée de 13 ans et sa grande sœur ramenaient les vaches d’un champ prés de Basly. Un Allemand se trouvait dans le secteur, il revenait du front à Juno Beach et était gravement blessé. Avant de mourir, il tire une dernière fois avec son canon de 20mm. Il fit feu sur les vaches et les deux jeunes filles furent blessées, l’aînée légèrement, mais la plus jeune avait perdu un bras et un éclat avait traversé sa poitrine. Transportée au poste de soin par des habitants, Bud Hannam commence à la soigner : mais elle meurt dans ses bras.
Jusqu’à la fin du mois d’aout, le soldat continua à apporter son aide à la population et aux soldats, il transportait les blessés du front jusqu’à Basly où ils pouvaient être soignés en lieu sûr.

Extraie de la revue « le DEBARQUEMENT DE LA GRANDE A LA PETITE HISTOIRE » de la communauté de communes CŒUR DE NACRE