Une structure paritaire

Le CCAS est présidé de plein droit par le maire de la commune, ce qui montre l’importance de cet outil social dans la politique locale. Il est constitué paritairement d’élus locaux désignés par le conseil municipal et de personnes qualifiées dans le secteur de l’action sociale, nommées par le maire.

Statuts du CCAS

Le CCAS est un « établissement public administratif »

Conséquences

  • une existence administrative et financière distincte de la commune
  • il est géré par un conseil d’administration qui détermine les orientations et les priorités de la politique sociale locale. Le conseil peut déléguer une partie de ses pouvoirs au président et/ou au vice-président.

Missions du CCAS

Dans toute commune, si petite soit-elle, nous rencontrons des personnes qui se trouvent, passagèrement ou plus durablement, en situation de fragilité :

  • personnes et ménages pauvres,
  • personnes âgées,
  • personnes handicapées,
  • parents isolés,
  • jeunes en recherche d’emploi,
  • brusques changements de situations,
  • etc.

Le centre communal d’action sociale – le CCAS – est indiscutablement l’instrument privilégié dont dispose la commune pour leur venir en aide. Mais qu’elle soit dotée effectivement d’un CCAS ou non, chaque commune se trouve confrontée à ces situations et doit trouver les moyens d’y répondre. Il est courant de considérer que les problèmes sociaux sont le fait des grandes villes et que celles-ci disposent de moyens réels pour y faire face :

  • des budgets importants,
  • des services étoffés avec des professionnels de l’intervention sociale.

À l’inverse, les petites communes, forcément moins dotées, seraient quant à elles, assez peu concernées par ces questions. Ces représentations sont erronées et beaucoup d’élus des petites communes savent d’expérience que la détresse et la vulnérabilité ne se trouvent pas que dans les villes. Ils savent également tout ce que l’on peut entreprendre dans une collectivité de taille modeste, où les ressources sont limitées mais où par ailleurs les atouts ne manquent pas.

Une taille réduite peut être perçue comme un handicap, mais elle est aussi une chance : dans une petite commune, le CCAS connaît bien les personnes et a plus facilement la possibilité de les accompagner dans la durée ; les solidarités de voisinage s’exercent encore et une personne isolée trouve souvent de l’aide dans son entourage ; on se connaît bien également au niveau des institutions et des différents acteurs, ce qui rend plus facile les échanges d’information et les coopérations.

Un engagement de l’équipe municipale autour du maire et des membres de la commission du CCAS : prendre conscience que la solidarité n’est pas une charge mais une richesse pour la commune ; intégrer plutôt que laisser en marge, c’est apporter une plus value à la collectivité, développer sa cohésion et son dynamisme.